SOCIÉTÉ

Le polémique cadran solaire de Rivesaltes peut disparaître

La structure à 400 000 euros est une provocation dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes

Le cadran solaire de Perpignan Nord, incendié à sa base, représente un danger. L'avenir de cette structure à 400 000 euros est incertain.
Le cadran solaire géant de Perpignan Nord, vandalisé samedi 19 et dimanche 20 janvier, est promis à la disparition. Visé par deux incendies de pneus placés à sa base, dans le contexte de la mobilisation des Gilets jaunes mais sans lien avéré, cet élément de 35 tonnes d'acier est devenu fragile. La préfecture des Pyrénées-Orientales l'a déclaré dangereux, lundi 21 janvier, car une très forte tramontane pourrait l'abattre au sol. Le feu a déformé le socle de ce cadran conçu par la société Richier, d'Elne, et érigé en 2014. Le coût extravagant de cet objet à 400 000 euros et sa mise en regard avec l'utilisation des fonds publics ont pris une dimension provocante à la faveur des soulèvements sociaux. Cette aiguille de la discorde, qui nargue plus qu'auparavant la pauvreté et les difficultés financières, pourrait être démontée, d'autant qu'aucune assurance n'a été souscrite pour la protéger. Ce mardi 22 janvier, la mairie de Rivesaltes a porté plainte contre X au motif de l'incendie et la Métropole Perpignan Méditerranée a fait savoir son intention de faire de même.

Le cadran solaire de Rivesaltes, commandé et financé par l'Agglomération Perpignan Méditerranée dirigée en son temps par Jean-Paul Alduy, mesure 30 mètres de long. Le magazine Capital l'a inclus dans son classement concernant les « 10 pires ronds-points de France ».