POLITIQUE

L'oeil de Mélenchon critique la gestion de l'Education en Cerdagne et Capcir

Prise de position de Francis Daspe, délégué « Enseignement » du Parti de Gauche à Perpignan

Francis Daspe, délégué à l'Education au sein du Parti de Gauche © PG
Francis Daspe, délégué à l'Education au sein du Parti de Gauche © PG
L'amenuisement des moyens éducatifs de l'Etat dans les régions de Cerdagne et Capcir indigne le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. L'un de ses délégués à Perpignan, Francis Daspe, dénonce la politique du ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, en matière de suppression de postes et d'écoles.
Membre du Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon, président de la Commission nationale Education de cette formation politique et professeur à Perpignan, Francis Daspe s'indigne face à Emmanuel Blanquer. Le 30 janvier, dans un communiqué aux parfums de Gilets jaunes, l'enseignant a fustigé la stratégie de l'« école de la confiance », prônée par le gouvernement. Selon lui, les intentions de refonte du système éducatif « ignorent les territoires ruraux de Cerdagne et Capcir ». Le PG dénonce les suppressions de postes envisages et les « fermetures d’écoles au nom d’une austérité maintenue et même aggravée ». D'après ses observations, 40 postes d'enseignants ont été supprimés depuis 2008 dans ces deux régions du Pays Catalan, tandis que fermaient des écoles à Ur et Font-Romeu.

Les banlieues contre la campagne

L'augure d'une fermeture des établissements de Targasonne et Bourg-Madame ne ravit par non plus le parti souverainiste et étatiste : « une école privée a ouvert à Ur dans les locaux de la défunte école publique ». A cette «Ecole Libre de Cerdagne », à méthjode Montessori, s'ajoute l'école Jordi Pere Cerdà de Saillagouse, qui a succédé à l'école La Bressola, à immersion en langue catalane. F. Daspe juge que les territoires ruraux « sont considérés comme une vulgaire variable d’ajustement pour financer dans un contexte de restrictions budgétaires les dédoublements des classes de CP et de CE1 dans les zones urbaines d’éducation prioritaire ». Il regrette que l'Etat encourage une « mise en concurrence des territoires », contre « l’impérieuse nécessité d’une meilleure articulation entre urbain et rural ».